Retard, inconfort, mensonges et désorganisation

Review of AirNapoleon about the flight Cityjet AF3109 WX27 between London City and Paris Orly on 02/11/2014 in Economy
AirNapoleon WX / BCY LCY / ORY
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C'est vrai que London City est l'aéroport le plus central de la capitale britannique, et donc a priori le plus accessible. Mais c'est un aéroport petit, donc facilement surpeuplé, et plein de contraintes techniques, donc source d'aléas désagréables.

On y va en DLR, extension du métro londonien TFL qui a choisi dans son logo exactement le vert RATP. Il y a des bornes d'enregistrement dès la sortie du DLR, sauf qu'il faut donner son numéro de dossier et son numéro de vol. : c'est bien moins pratique que de réciter par coeur un numéro de passeport ou de fidélité. Le contrôle se fait ensuite sans aucun accès Premium, et le temps gagné sur le trajet vers l'aéroport peut donc facilement être perdu dans la cohue des rayons X.

Le terminal est petit et conçu comme un salon/lounge avec des tables et des sièges partout dans le chemin, puis un long couloir étroit vers les portes. C'est sympa quand il y a peu de monde, mais comme c'est petit il y a vite du monde. La compagnie n'a pas de salon privatif et on se retouve donc assis entre un rayon de supermarché avec sa caissière qui fait bipbip, trois tables d'un restaurant hors de prix, les écrans géants de Bloomberg et un groupe de passagers qui va vers la porte 1. Impossible de travailler ou de passer un coup de fil, même si LCY est paradoxalement devenu l'aéroport où il me semble qu'il y a le plus de prises électriques au mètre carré.

C'est donc avec un certain mécontentement que j'ai vu les panneaux d'horaires annoncer 50 minutes de retard pour cause d'arrivée tardive de l'appareil. On notera avec intérêt le délai de 50 minutes (départ à 20h10) juste sous la barre de prise en charge commerciale fixée à 1h ; les données de la tour de contrôle envoyées vers FlightRadar et annonçant 1h (départ a 20h20) se sont avérées plus correctes.
Pour éviter d'attendre dans le terminal bruyant et surpeuplé j'ai tenté de basculer sur le vol précédent (WX29) alors en train d'embarquer. Malheureusement le deuxième gros défaut de LCY a ici joué : la piste la plus longue étant mouillée (sous le prétexte évident qu'à Londres il pleut), les avions au décollage sont limités en poids. Contrainte technique liée au positionnement en centre ville, qui permet d'expliquer que l'avion part avec 10 sièges vides et que la compagnie ne peut rien faire pour vous éviter d'attendre le suivant.
Vu la désorganisation de l'embarquement du WX29 on serait tenté de penser que l'argument est servi pour refuser tout effort de rebooking plutôt qu'en raison d'un vrai trop plein d'essence en soute. Néanmoins j'ai observé le refus d'embarquer d'une partie des passagers en standby, ce qui va dans le sens du surpoids. C'était d'ailleurs amusant de voir une employée Air France et son conjoint si choqués de ne pas être prioritaires pour embarquer sur CityJet, qui n'est desormais plus filiale du groupe AFKLM. Pourtant c'est pas si grave :ils ont voyagé à bon compte sur le vol retardé.

Il me faudra donc pour monter dans l'avion attendre une heure supplémentaire entre bipbip la caissière et baba le passager British Airways qui embarque pour l'Isle Of Man, puis 15 minutes en porte (30 sièges disponibles alors que l'avion Fokker 50 en compte 50, ça fait 40% de chance d'attendre debout).

Accès par le tarmac, accueil souriant par l'hôtesse unique, installation dans une cabine petite et d'autant plus inconfortable qu'il n'y a vraiment pas de place pour les bagages à main, collation minable, turbulences et atterrissage à Orly sous un vent du sud et un peu de pluie
Le vol est opéré avec sympathie, simplicité et un léger accent flamand par VLM. Mais comme CityJet a été lié à Air France (il y est désormais comptabilisé en activités non poursuivies), on y retrouve encore le salé au romarin déjà vu cette semaine sur Hop! puis sur AF.

Bref, pour la liaison Paris Londres, je ne recommande pas London City ni CityJet, qui ne m'ont pas fait gagner de temps .

General
Overall rating
2 / 5
Value (price + quality)
2 / 5
On the ground
Check-in and boarding
1 / 5
On board
Comfort
1 / 5
Costumer service
2 / 5
Your opinion of security
3 / 5
Food
1 / 5
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By AirNapoleon, about Cityjet, , via its phone
Posted online by Florian de What The Flight, on 3 November 2014
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  • Bof bof la collation VLM CityJet AirFrance
  • DLR
  • Terminal salon
  • Terminal bondé
  • Terminal bondé
  • Retard 50 min selon la compagnie
  • Retard 60 minutes selon d'autres
  • Fokker 50
  • Sièges
  • Cabine

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BTA replied Translate

C'est vraiment très petit d'annoncer commercialement 50 minutes de retard alors que techniquement le vol a une heure de retard... J'ignorais une quelconque prise en charge au delà d'une heure de retard. C'est une politique de la compagnie ou c'est réglementaire ? Une heure de retard, c'est quand même beaucoup pour un vol de 37 minutes... Et surtout l'annonce habituelle du départ en retard parce que l'avion est arrivé en retard... Tout ça manque de transparence.

Cela me fait penser au discours d'une certaine navette, qui refuse l'enregistrement 10 minutes avant la HLE. Je crois plutôt à un surbooking... Mais la navette, généreuse et bonne, propose gratuitement l'enregistrement sur le vol 30 minutes plus tard. Heureusement sur un billet 100% flex. Quand une compagnie concurrente dédommage en cash et immédiatement en cas de surbooking et report sur le vol suivant.

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