Compagnie charter, loin derrière les nouvelles "low cost"

Review of AirNapoleon about the flight transavia TO3404 between Paris Orly and Porto on 27/09/2014 in Economy
AirNapoleon TO / TRA ORY / OPO
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La nouvelle génération de "low cost" ou " value cost" se bat sur un prix bas et des services payants additionnels, avec en option les usuels bagages soutes, repas et espace pour les jambes, mais aussi plein d'innovations rendues possibles par un processus d'achat et d'enregistrement sur internet : speedy boarding, wifi, choix en ligne du repas, cadeau/animation comme le gateau Nikki nominatif à réserver pour votre voisin, taxi ou bus réservé avec le billet...

Transavia - qu'il me semblait intéressant de visiter avant que le jusqu'au-boutisme des pilotes d'Air France ne mette à mal tout le groupe - n'est pas une nouvelle low cost qui innove. Peut-être que c'était dans le plan abandonné par de Juniac mais aujourd'hui elle se présente, à Paris Orly, en mode service minimalisé (ce qui est très différent du service personnalisé payant que développent progressivement Wizz!, Air Berlin, Nikki, Monarch... et dans une approche un peu différente Easyjet).

J'ai donc eu droit à un vol charter (d'ailleurs rempli en majorité par un groupe de clients FRAM découvrant qu'ils voyageaient avec une compagnie qui a fait l'actualité ces dernières semaines et qui limite le nombre de bagages cabine strictement à 1), sans intelligence ni optimisation. Certes le siège est vendu le mercredi soir pour le samedi la moitié du prix de Ryanair depuis Londres. Mais c'est dommage de viser tant de médiocrité. Pas que je méprise la cabine éco, le low cost ou le charter, au contraire ça peut être très bien fait et agréable (edelweiss par exemple), mais il est étonnant de voir qu'en 2014 on puisse bâtir une compagnie en négligeant toutes les bonnes pratiques ou les bonnes idées, même celles qui ne coûtent rien. A croire que Transavia est inventée par Air France juste pour donner une mauvaise image du low cost.

Déjà le site web est pauvre, sans choix d'options à valeur ajoutée.

L'enregistrement à Orly Sud est un rassemblement de masse avec des queues interminables. Heureusement je n'ai pas de bagage soute et trouve une borne dédiée, sans trop de queue. A côté, on est dans l'aviation d'antan avec des passagers qui demandent s'il vaut mieux mettre ses produits de toilette en soute ou en cabine, et chipotent dans leurs bagages en conséquence. J'admire la patience et la pédagogie du personnel au sol, souriant à 4h30 du matin.

Le contrôle sécurité est surchargé. Quelqu'un sait si les taxes d'aéroport à Orly Sud B sont moindres qu'ailleurs ? Ce serait logique tant le dispositif est sous-staffé et le processus organisé pour donner cette image normalement dépassée du low cost = inconfort intolérable.

La salle d'embarquement par bus a un nombre de sièges clairement inférieur au nombre de passagers. Tant qu'à faire, je préfère le système londonien des aéroports lointains mais convenablement équipés à l'offre ADP qui mélange luxe excessif et sous-investissement..

L'embarquement est mal géré, ou plutôt pas géré malgré la présence (contemplative) de quatre personnels au sol. Un appel par rangées ou groupes aurait sans doute clarifié la chose, mais la compagnie préfère la pagaille. En rappelant néanmoins les prix du kilo de bagage excédentaire qu'il faudrait mettre en soute ou autoriser en cabine, pour que chacun s'affole sur son nombre de sacs. Les lows costs historiques évoluent vers plus de souplesse pour simplifier les procédures et améliorer leur image. Intransavia reste intransigeant.

Il n'y a qu'un bus qui fait des aller-retours successifs entre la porte et l'avion. Et visiblement se perd au deuxième passage. Bref, malgré 50 minutes prévues pour embarquer, on n'est pas prêt à l'heure.

A bord, les sièges sont verts mais correctement espacés. J'ai sélectionné l'avant dernier rang lors de l'enregistrement, la stratégie est payante puisque je n'ai pas de voisin. Par contre j'ai droit aux échos des discussions du galley. L'équipage éteint les lumières pour le décollage et ne les rallume que 30 minutes plus tard sur ce vol présupposé matinal (mais retardé). Il passe vendre son pack petit déjeuner à 4 euros (café soluble et pain au chocolat servi chaud) ou 7 euros (jus d'orange additionnel).Toujours préférable a la micro viennoiserie sans miettes de la maison mère. Le duty free suit.

Il y a des écrans au plafond avec un documentaire sous-titré sur la faune et la flore d'une île que je n'arriverai jamais à identifier, faute d'avoir vu le titre. Je suppose que c'est Madère puisque l'avion continue sur Funchal après son escale à Porto. Suivent des vidéos gags usés et des dessins animés également vieillots. Néanmoins l’hôtesse avec qui je discute se montre très fière de ces écrans qui différencient à ses yeux Transavia des autres low cost et même d'Air France.

Débarquement rapide puisque la majorité des passagers continuent au-delà de Porto, et qu'on sort part l'avant et par l'arrière. Dans le terminal, des pubs Ryanair rappellent insidieusement que le deuxième bagage à main est gratuit sur cette compagnie. Sans préciser néanmoins que ne pas enregistrer en ligne chez soit coûte 70 pounds à l’aéroport à Londres...

En conclusion, il est dommage que le service au sol soit déplorable, car l'offre à bord, avec une collation au choix et une présence commerciale plus régulière est préférable aux compagnies historiques TAP ou AF.

Les offres de type Air Berlin, Air Europa, Norwegian ou Easyjet semblent avoir plus d'avenir pour le moyen courrier européen, en combinant des services comme le coupe-file au sol (payant ou associés à un programme de fidélité) et un menu payant de qualité en vol, le tout pour un prix en général acceptable.

General
Overall rating
1 / 5
Value (price + quality)
2 / 5
On the ground
Check-in and boarding
1 / 5
On board
Comfort
1 / 5
Costumer service
1 / 5
Your opinion of security
3 / 5
Food
4 / 5
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By AirNapoleon, about transavia, , close to France, via its phone
Posted online by HappyFlight, on 27 September 2014
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  • Embarquement matinal B737-800
  • Après les cohues de l'enregistrement, du contrôle sécurité et de l'embarquement
  • Air Nap visite Frantzaviair
  • Pack 7 euros
  • Début de descente
  • Arrivée à Porto

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Invité replied Translate

Bonjour,

A la lecture de votre commentaire, on se rend compte que finalement, c'est tout ce qui est sous traité qui pose problème :
- Enregistrement,
- Filtres de sécurité (qui ne dépend d'aucune compagnie),
- Embarquement.

Et que tout ce que vous avez trouvé acceptable est finalement du ressort de la compagnie : personnel, écrans etc...
Et l'hôtesse à raison, Easy, Ryanair ni même AF ne proposent d'écran pour passer le temps sur des vols MC. (Même si les reportages ressemblent à des interludes d'un autre temps) !
Cordialement

The user who posted the review has replied. Translate

Bonjour,

Je ne suis pas sûr que l'enregistrement et l'embarquement étaient sous-traités, les personnels présents étant aux couleurs de la compagnie (en particulier : en vert). Je pense aussi qu'il y a différentes façons de sous-traiter (par exemple Transavia pourrait choisir de vendre, voire d'offrir, notamment à certains membres du programme Flying Blue auquel la compagnie est partiellement rattachée, des coupe-files Accès n°1, mais cette option n'est pas prévue par la compagnie).
Mon propos est plutôt que la prestation est tou à fait convenable et a en plus sa "signature" (le vert et les écrans), mais que la compagnie gagnerait à prévoir de véritables services en option. En particulier sur les étapes au sol (enregistrement, contrôle, embarquement) que vous citez.
Si on regarde le marché, c'est d'abord là que Easyjet a investi (speedy boarding, etc) et c'est sur la rapidité au sol que le PDG de Ryanair veut accès son offre "Business".
Pour les vols moyens-courriers en Europe et compte tenu des possibilités avec internet, je crois assez à une évolution de l'offre des compagnies historiques comme des low costs vers un modèle partagé de prix modulable, avec des services de gains de temps, de place accrue, de volumes/poids de bagages, de transport vers/depuis les aéroport et de repas/loisirs en vols vendus en suppléments. Les compagnies historiques ont un challenge de coûts internes et de décentralisation ; les compagnies low cost ont un challenge d'image et de fidélisation.
Dans cette idée, j'ai trouvé Transavia.com plutôt à la moitié du gué.

BTA replied Translate

Bonjour Air Nap,
Les low-costs historiques n'ont pas offerts ces services dès le départ. Aussi pratiques soient-ils, ils ont été introduits sur plusieurs années comme un moyen d'améliorer la recette. Sans ces services, ces low-cost souffraient vraiment d'une image désastreuse auprès des voyageurs fréquents et ne convenaient qu'aux touristes occasionnels à la recherche du meilleur prix pour aller de A à B (puis retour à A). Aujourd'hui ils apportent une valeur ajoutée aux voyageurs fréquents, tant mieux pour elles si elles parviennent ainsi à capter ce segment de clientèle. Celà dit, la mise en place de ces services n'a pu se faire qu'après l'atteinte d'une certaine taille critique (EasyJet exploite 200 appareils, Ryanair 300 et de nombreuses livraisons sont encore attendues pour ces deux là). Transavia ne pourra rivaliser tant qu'elle sera cantonnée à ses ridicules 14 appareils basés en France. Effectivement si Transavia veut rattraper ses 10 ans de retard et gagner son rang de grande compagnie Européenne, elle est condamnée à se développer tant en Europe qu'en France. Sinon elle, et sa maison mère, laisseront plus la place aux autres, le modèle des Legacy sur le moyen-courrier n'ayant plus aucun avenir à part sur quelques routes d'apport de hub. Apparemment c'est le sort qui lui est réservé, au nom de la protection de certains acquis qui ne s'accomodent plus du contexte d'économie et de concurrence actuel. Il ne reste plus qu'à espérer que Transavia France puisse se développer et développer son offre de service, lui permettant d'offrir une réelle offre française, plutôt que de laisser un duopole s'installer battant pavillons irlandais et anglais.

The user who posted the review has replied. Translate

Quand on voit les affiches de Vueling actuellement partout dans Paris, je pense qu'il y a d'autres acteurs potentiels dans le futur que le duo Easyjet / Ryanair (dont les positionnements actuels sont très différentiés). J'observe aussi des développements en Europe de compagnies comme Monarch, Norwegian ou Wizz! qui n'ont pas choisi de démarrer en mode "low cost 1990" comme Transavia mais proposent des formules originales, à mon avis préférable.

BTA replied Translate

Effectivement j'ai oublié Vueling qui ouvre des bases partout en Europe, sous l'impulsion de sa maison mère Ibéria-British Airways. Il n'y a sur les marchés très concurrentiels de place que pour 3 à 4 grands acteurs. Il n'y a qu'à voir les fusions qui ont lieu tous les 15 ans sur le marché US qui maintient à 3 ou 4 les grands opérateurs... Transavia sera-t-elle le 4ième opérateur Européen? On peut en douter je pense que German Wings (Lufthansa) a plus d'avance.

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